Quand les kilos ne partent pas

La balance ne descends pas. Pourtant vous faites des efforts dans ce sens et rien ne paye. Ne pas maigrir ne signifie pas forcement mal manger. Il existe bien d’autres facteurs! Explications….

Trop de régimes

En voulant perdre du poids à tout prix, on se lance dans des régimes. C’est-à-dire un contrôle de l’alimentation plus ou moins strict qui conduit à un dérèglement de l’organisme et des sensations alimentaires. Et même lorsqu’on « fait attention » à ce qu’on mange, on est déjà dans ce contrôle.

Selon les études, 30% des femmes ont suivis + de 5 régimes dans leur vie. Et ces mêmes études montrent la reprise pondérale à l’issu de ces régimes. Plus on a été en restriction dans sa vie et plus on favorise la prise de poids, jusqu’à l’obésité. En cause de ce mécanisme: le corps qui réagit à l’insuffisance forcée. Tout d’abord, la privation que l’on s’impose est vécu au niveau de l’organisme comme un stress, facteur de prise de poids, notamment avec le cortisol sécrété. Ensuite le corps favorise le stockage des graisses en prévision du futur manque et réduit les dépenses pour économiser les ressources.

Carences nutritionnelles

Les protéines: soit trop, soit trop peu! L’apport en protéines est souvent déséquilibré. Celles-ci sont essentielles à la fabrication et l’entretien des muscles. Lorsque nous voulons perdre du poids, c’est de la graisse en réalité que nous souhaitons éliminer et non du muscle. L’idée est donc de ne pas tomber dans l’hyperprotéiné qui est mauvais pour la santé et en particulier pour les reins, ni de sous estimer la quantité protéique au risque de voir fondre la masse musculaire. De plus les protéines participent à la fabrication de la sérotonine, neurotransmetteur du bien-être, jouant fortement sur l’humeur et les fringales sucrées de fin de journée.

Le gras: le bon! Logiquement, quand on veut perdre du poids, on réduit les produits gras. Et effectivement, revoir la consommation de produits industriels, pâtisseries, charcuteries et autres est essentiel. Il faut également préserver une quantité de ‘bon gras’ comme on dit familièrement. C’est à dire, booster les omégas 3, essentiels au cerveau. Ils permettent de se sentir bien, ont un effet anti-inflammatoire et fluidifient les membranes, ce qui est un atout pour la perte de poids. Selon les études, une consommation de 3 à 6g d’huile de poisson par jour, avec une activité physique, prévient l’accumulation de masse grasse au niveau de la taille.

La vitamine D: en soleil ou en tube! En été, la vitamine D est sécrétée grâce à la lumière et les taux sont bons. En hiver, pensez aux compléments alimentaires. La vitamine D est liée à la leptine, une des hormones qui régule l’appétit.

Mauvaises habitudes

Dans la famille des faux amis, j’entre en matière avec le petit déjeuner. Méfiez-vous les produits estampillés ‘régime’. Notamment des céréales, véritablement pleines de sucre, avec des teneurs pouvant aller jusqu’à 50%. Faites votre muesli vous-même, c’est bien plus sympa, sain et économique. Ou lisez attentivement les étiquetages.

Je poursuis avec les jus de fruits. Ils ne sont pas équivalents aux fruits frais. La composition change lorsqu’on les presse, le taux de sucre augmente et les fibres disparaissent. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas en consommer mais juste en être conscient. Et bien choisir son jus! Oubliez le rayon jus de fruits/soda/sirop au fond du magasin et prenez-les au rayon frais, il y aura déjà moins de sucre et plus de vitamines. Privilégiez des jus avec pulpe et buvez-les rapidement.

En ce qui concerne les smoothies, c’est le même principe. Le taux de sucre peut aller jusqu’à 10g pour 100ml, c’est pareil qu’un soda. Faites-vous plaisir de temps en temps. En cas de doute sur la consommation, faites un comparatif: si vous avez 2 oranges, 1 poire et 1/2 banane en jus, demandez-vous si vous les auriez mangé entier?

J’en viens donc au sucre. Première chose, méfiez-vous les produits préparés. Pas seulement les gâteaux et biscuits mais aussi les conserves, sauces, viandes hachées ou préparées, soupes… Le cerveau est addict au sucre et les industriels l’ont bien compris. Quand on en mange, il se met en place le circuit de la récompense avec la sécrétion de dopamine. Et lorsqu’on choisit du light, c’est pareil. Le goût sucré enclenche une sécrétion d’insuline, que ce soit du ‘vrai’ sucre ou du ‘faux’ (édulcorant). Et l’insuline favorise le stockage des graisses.

Résistance à l’insuline

Donc l’insuline est une hormone de stockage. Son rôle est de maintenir l’homéostasie glycémique, c’est-à-dire de conserver un niveau de glucose suffisant dans le sang. D’une part, l’insuline laisse entrer le glucose dans les cellules. D’autre part, le glucose est stocké en glycogène dans le foie et les muscles pour être utilisé rapidement en cas d’effort; et il est stocké en triglycérides, des graisses de réserve en cas de disette.

A force de faire varier la glycémie trop souvent, il se crée une résistance à l’insuline. Le corps s’adapte et cela passe inaperçu. Le problème c’est que le corps se met à stocker davantage de sucre sous forme de triglycérides, notamment au niveau du ventre.

De plus, un taux élevé d’insuline inhibe le signal de la leptine, hormone qui régule la sensation de faim. On se met donc à avoir faim, qu’on ait mangé ou non. C’est un mécanisme qui se met en place sur le long court mais pour vous donner une image, c’est le petit creux dans l’après-midi alors qu’on a mangé au fast food à midi. Le repas était à index glycémique trop élevé (frites + soda + pain burger sucré + sauce + manque de fibres et de protéines + éventuellement un dessert sucré).

Selon les estimations, 90% des personnes en surpoids souffrent d’une résistance à l’insuline ainsi que 25% des personnes en poids de forme. Cette situation nécessite une prise en charge, rapprochez-vous de votre médecin pour procéder à des analyses puis de votre diététicien.

Problème de thyroïde

La thyroïde est une glande à la base du cou qui synthétise des hormones agissant sur le bon fonctionnement du corps et la gestion du poids. Ces hormones produisent de la chaleur, gèrent les dépenses énergétiques, régulent les systèmes digestifs, cardio-vasculaires et nerveux. Lorsque la thyroïde est affectée, d’autres glandes le sont aussi. Ainsi malgré un bon équilibre alimentaire et une activité physique, des problèmes de poids apparaissent. En cas de doute, faites-vous tester.

Microbiote déséquilibré

C’est un sujet dont je parle souvent, et qui n’a pas fini de nous révéler ses secrets. Certaines souches de bactéries de la famille des Firmicutes augmenteraient le stockage des graisses. Tandis que d’autres de type Lactobacillus favoriseraient la perte de poids. Affaire à suivre…

Voici donc quelques pistes à aborder lorsque votre perte de poids n’est pas au rendez-vous. Le corps est une machine extraordinaire et complexe, n’hésitez pas à vous faire aider par un thérapeute dans votre démarche.

Une réponse sur « Quand les kilos ne partent pas »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s